PUBLICATION – Étude de dimensionnement d’une politique de soutien de la Région Grand-Est au développement du photovoltaïque

Cette étude met en lumière la manne inexploitée du solaire dans la région Grand-Est. Elle décrit le potentiel de cette énergie et la pertinence pour la région d’investir dans des projets solaires, tout en évaluant les retombées possibles en termes économiques et sociaux.

La présente étude a consisté à analyser à la demande de Greenpeace la possibilité pour la nouvelle Région GRAND-EST, constituée des anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, de mettre en œuvre un programme d’action en faveur du développement de la production d’électricité du photovoltaïque sur l’ensemble du territoire dans le contexte actuel de la politique nationale dans ce domaine.

Partant du constat que le différentiel d’ensoleillement, qui peut atteindre 30% entre les régions les plus méridionales et celle du Nord de la France, n’était pas pris en compte dans la structure actuelle des systèmes nationaux de soutien à l’électricité photovoltaïque (tarifs d’achat garantis et appels d’offres de la CRE) et consistait à cet égard un handicap, l’étude s’est attachée, à partir de l’analyse des résultats des différentes sessions d’appels d’offre, à identifier les mécanismes de soutien les plus pertinents et les plus efficaces susceptibles d’être mis en oeuvre par le Conseil Régional dans le cadre de ses compétences.

Dans cette perspective, une stratégie consistant à intervenir de manière différenciée en fonction des catégories de puissance telles qu’elles existent dans la réglementation actuelle a été définie. Elle est centrée sur deux éléments distincts :

  • d’une part sur une aide directe à l’investissement visant à compenser le différentiel d’ensoleillement pour les systèmes de faible puissance bénéficiant de tarifs d’achat garantis (de 9 kWc à 100 kWc),
  • d’autre part sur la création, sur le modèle déjà adopté par plusieurs régions métropolitaines, d’un fonds régional dédié à la prise de participation au capital des sociétés de projets pour les systèmes de puissance moyenne soumis à la procédure des appels d’offres dits « simplifiés » (100 à 250 kWc).

Le financement des mesures d’accompagnement indispensables telles que les études préalables (inventaire des sites, cadastre solaire, dimensionnement,…) et l’animation des réseaux d’acteurs (chambres consulaires, tissu associatif, …) a également été évalué et chiffré.

À partir d’un certain nombre d’hypothèses explicites, la simulation d’une politique fondée sur cette stratégie permettant de réaliser un objectif de 105 MWc de puissance installée chaque année correspondant à la moyenne annuelle cohérente avec les objectifs à l’horizon 2020 cumulés des trois Schémas Régionaux Climat-Air-Énergie adoptés en 2012 a permis d’en quantifier le coût pour l’institution régionale ainsi que les bénéfices pour l’ensemble des acteurs régionaux dans une logique de « retour sur investissement ».

Télécharger l’étude complète

Voir l’article de Greenpeace à ce sujet