La valeur verte des logements – Performance thermique et marché de l’immobilier

A partir de la méthode développée par l’association DINAMIC* dans son « étude sur la valeur verte des logements » en 2014, MIN.NOT propose une mise à jour des principaux résultats à partir des transactions enregistrées dans les bases notariales en 2016. L’objectif de cette étude est de chiffrer l’impact des étiquettes de performance énergétique sur le prix des logements anciens, toutes choses égales par ailleurs.

Au regard de cette étude, il apparaît qu’un logement classé A-B se vend plus cher qu’un logement classé D, toute chose égale par ailleurs  : jusqu’à 13 % plus cher pour une maison et 19 % plus cher pour un appartement, selon les régions. En Auvergne-Rhône-Alpes, ces données sont respectivement de 11 et 10%. Un logement performant d’un point de vue thermique permet donc d’être mieux placé sur le marché de l’immobilier.

La valeur verte est définie, dans le cadre de cette étude, comme l’augmentation de la valeur engendrée par la meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs.

Résultats cartographiés de l’étude statistique

Les statistiques sont présentées par région administrative et sont séparées de la façon suivante : tout d’abord le marché des maisons, puis celui des appartements.

La valeur verte des maisons selon les régions administratives en 2016
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Grille de lecture
Les pourcentages sont exprimés relativement à un logement classé D. L’étiquette D est la plus représentée sur la marché immobilier, elle a été choisie comme étiquette de référence pour cette étude.

L’absence de donnée signifie que l’échantillon analysé n’est pas suffisant pour aboutir à une conclusion, ou que la corrélation n’a pas été observée.

Exemple : En Nouvelle-Aquitaine, une maison dont l’étiquette énergie est classée A-B s’est vendue 13 % plus chère qu’une maison classée D. De la même façon, en Bourgogne-Franche-Comté une maison classée F-G s’est vendue 15 % moins chère qu’une maison classée D, toutes choses égales par ailleurs (dans la limite de l’information disponible dans les bases notariales).

→ Focus sur les statistiques de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
La lecture de cette carte permet de mettre en évidence qu’une maison classée A-B en région Auvergne-Rhône-Alpes se vend 18 % plus chère qu’une maison classée F-G, toutes choses égales par ailleurs.

→ A l’échelle de la France métropolitaine
En 2016 par rapport à 2014, l’impact d’une mauvaise étiquette (F-G) demeure plus important que celui d’une bonne étiquette (A-B) sur le prix de vente d’un logement. Cependant, la décote a légèrement diminué (entre -6 % à – 17 % selon les régions) alors que la plus value a augmenté (entre +6 % et +13 % selon les régions).

La valeur verte des appartements selon les régions administratives en 2016

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→ Focus sur les statistiques de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
En Auvergne-Rhône-Alpes, un appartement classé AB se vend 10 % plus cher qu’un appartement classé D, toutes choses égales par ailleurs.

→ A l’échelle de la France métropolitaine
En 2016 par rapport à 2014, les meilleures étiquettes (A-B) engendrent davantage de plus-value (entre +3 % et +19 % selon les régions) que de décote liée aux plus mauvaises.

Méthodologie

  • Les travaux ont été réalisés par MIN.NOT à partir des données des bases BIEN (transactions franciliennes) et PERVAL (transactions de province), alimentées sur la base du volontariat par les notaires ; ils portent sur les mutations de logements anciens (au sens fiscal) à titre onéreux de l’année 2016 ;
  • Le champ de l’étude est limité aux logements anciens au sens fiscal en France métropolitaine (hors Corse), soit environ 160 000 transactions d’appartements et 200 000 transactions de maisons. Les données présentées sont calculées à partir d’un échantillon de transactions de maisons (90 000 transactions) et d’appartements (70 000 transactions), soit environ 45 % du champ initial ;
  • La performance énergétique et environnementale est mesurée dans cette étude par le seul diagnostic de performance énergétique (DPE). Le résultat du DPE se présente sous la forme de deux étiquettes : l’étiquette de performance énergie et l’étiquette de performance climat. L’étiquette énergie classe les logements de A à G par ordre décroissant de consommation d’énergie ; l’étiquette climat classe quant à elle les logements des plis écologiques (étiquette A) aux plus polluants (étiquette G) en termes de gaz à effet de serre ;
  • Le taux de renseignement des étiquettes du DPE s’est considérablement amélioré depuis 2014, variant de 45% à 60% sur le champ de l’étude des transactions 2016 ;
  • En France, le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être annexé à toute promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente depuis fin 2006 et ses deux variables, « énergie » et « climat », ont été intégrées dans les bases immobilières notariales, BIEN et PERVAL, à partir de 2010.

* (Développement de l’Information Notariale et Analyse du Marché Immobilier et de la conjoncture) Créée conjointement par le Conseil supérieur du notariat, la Chambre des notaires de Paris et la Caisse des Dépôts et Consignations, l’association DINAMIC a pour ambition de développer l’information sur les marchés immobiliers.
Suite à la dissolution de l’association DINAMIC, c’est MIN.NOT, filiale du groupe ADSN, qui a été chargée par le Conseil supérieur du notariat de poursuivre une de ses missions de contribution à la recherche en immobilier et d’actualiser régulièrement cette étude statistique sur la valeur verte des logements.

Plus d’infos : CP « La valeur verte des logements en 2016 – Etude statistiques immobilières – France Métropolitaine – Octobre 2017 »