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L’architecture bioclimatique


L’architecture bioclimatique d’aujourd’hui est la redécouverte des principes de construction qui permettaient aux bâtisseurs de composer avec le climat.

Elle utilise l’énergie solaire disponible sous forme de lumière ou de chaleur, afin de de consommer le moins d’énergie possible pour un confort équivalent. Elle s’appuie sur l’emplacement, l’orientation, l’isolation et l’aménagement intérieur des espaces ; il s’agit pour les constructeurs d’allier, par ces biais, l’architecture aux potentialités du climat extérieur.

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Maison bioclimatique
Source : ASDER

Les principes de l’architecture climatique :

  • capter le rayonnement solaire
  • stocker l’énergie ainsi captée
  • distribuer cette chaleur dans l’habitat
  • réguler la chaleur
  • éviter les déperditions dues au vent

La crise des années 70 a réactualisé l’intérêt pour l’architecture climatique. Le principal soucis des bâtisseurs d’alors furent d’obtenir les meilleures performances énergétiques au moindre coût. De nouveaux isolants très performants et peu onéreux furent largement utilisés : polystyrènes, polyuréthanes, laines minérales, etc.

Les matériaux retenus en architecture climatique sont sélectionnés sur :

  • une bonne absorption des rayons lumineux
  • un stockage de chaleur
  • une bonne rapidité d’absorption et de restitution de la chaleur.

À partir des années 80 en France, une nouvelle conception de l’architecture climatique se développa, considérant que l’habitat participait également à la santé de ses habitants. Les nouveaux isolants furent remis en cause pour l’atteinte à l’environnement qu’ils généraient, du fait de leur production de CFC, d’impossibilité de recyclage en fin de vie, ou d’émission de gaz à effet de serre... Cette nouvelle architecture dite " bioclimatique " et/ou " bioconstruction " allie désormais les atouts thermiques des matériaux à leur impact environnemental. Mais une maison bâtie exclusivement à partir des matériaux réputés les plus sains, sans aucun compromis, risque d’être un échec au niveau de la consommation énergétique. L’architecture bioclimatique prend également en compte l’origine des matériaux utilisés, recherché parmi ceux issus de ressources renouvelables, à partir de cycles de production courts et peu coûteux en énergie, les moins polluants possibles, dégradables ou recyclables. Aujourd’hui, le terme " bioclimatique " est de plus en plus utilisé, même à propos de l’architecture " climatique ". Face aux particularités de chaque habitat, des exigences et des priorités personnelles, il existe une multiplicités de réponses. Chaque construction bioclimatique prend en compte les possibilités et les contraintes en jeu, tout en tenant compte de l’" écobilan " final.

L’architecture bioclimatique s’appuie donc sur :

  • un choix de matériaux adéquats
  • une bonne étanchéité à l’air (isolation) et une bonne aération
  • une orientation conjuguant un maximum d’apports solaires et une exposition aux vents minimum (ouvertures face sud, pas ou peu d’ouvertures face nord, etc.).
  • une conception du bâtiment adaptée aux besoins saisonniers (chaleur en hiver, fraîcheur en été). En hiver, il s’agit de capter la chaleur du soleil grâce aux vitrages, à des vérandas, et à des murs capteurs. Ceux-ci stockent la chaleur dans la maçonnerie lourde durant leur exposition en journée, et la restituent pendant la nuit. Elle est conservée grâce aux capacités de stockage des matériaux, à leur étanchéité et leurs vertus isolantes. La conception intérieure des espaces joue également un rôle primordial pour une bonne isolation thermique. Ainsi, des " zones tampon " doivent être aménagées côté nord, afin de réduire l’impact du froid. Des pièces peu utilisées comme la salle de bains, le garage, la buanderie, les escaliers, les couloirs, etc. constituent des zones tampons idéales. L’investissement économique d’une construction bioclimatique est très limité, et rapidement compensé par les économies réalisées sur la facture énergétique : jusqu’à 40%. Une énergie d’appoint est cependant nécessaire, particulièrement pour les journées non ensoleillées.

Publié le 30 mars 2006.

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