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Les ponts thermiques
Qu’est-ce qu’un pont thermique ?
Mise en évidence de plus en plus fréquemment par des photos prises avec des caméras thermiques, ils sont considérer comme des problèmes primordiaux à résoudre pour viser les performances d’un bâtiment basse consommation.
Il y a pont thermique dès qu’il y a discontinuité entre des matériaux isolants et des parois de structure.
Les ponts thermiques principaux d’un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas.
Ainsi qu’à tous les percements (portes, fenêtres, loggias…). Ce sont les ponts thermiques structuraux. Ces ponts thermiques sont plus ou moins importants selon la constitution des parois (isolées ou non).
L’essor des caméra infra rouge permet à tout un chacun de prendre connaissance de ces problèmes.

Ici en rouge on voit clairement apparent les ponts thermiques des pignons et du mur de refend.

Sur cette photo, on voit distinctement la façade de gauche, non isolée laisse passer beaucoup plus de chaleur (rouge) que la façade de droite (bleue) qui est isolée par l’extérieur.
Dans un bâtiment non isolé, les ponts thermiques représentent de faibles déperditions (en général inférieures à 15%) car les déperditions totales par les parois sont très fortes.
En revanche, dès lors que les parois sont fortement isolées, le pourcentage de déperditions dû aux ponts thermiques devient important (plus de 30%) mais les déperditions globales sont très faibles.
C’est la raison pour laquelle dans des bâtiments basse consommation, il est important d’avoir de très fortes résistances thermiques pour les parois et de s’assurer d’avoir de faibles pertes de chaleur par les jonctions.
Les ponts thermiques intégrés
Une paroi est presque toujours constituée de plusieurs composants assemblés entre eux par collage, vissage ou assemblage mécanique.
Si leur conception n’est pas correcte, ces assemblages représentent autant de petits ponts thermiques intégrés au système, d’où leur appellation de ponts thermiques intégrés ou liés aux systèmes de parois ou d’isolation.

Comment agir sur les ponts thermiques ?
Les solutions pour lutter contre les ponts thermiques peuvent se résumer au nombre de 4 :
- Les efforts à la conception
En privilégiant une conception qui ne va pas favoriser les ponts thermiques structurels, on peut éliminer une bonne partie des déperditions sur ce poste.
Un exemple probant les balcons désolidarisés :

- Le choix des matériaux et le recours à l’isolation répartie
Les matériaux à isolation répartie sont des matériaux qui remplissent à la fois la fonction de structure porteuse et d’isolation.
Par commodité on peut considérer que les structures à ossature bois font également partie de matériaux à isolation répartie. En effet ce mode constructif permet de s’affranchir des ponts thermiques structurels et parfois, si cela est suffisamment réfléchi, des ponts thermiques intégrés.
Les principaux matériaux constructifs sont :
- Les briques de siporex

- Les briques alvéolées de terre cuites

Outre l’élimination des ponts thermiques l’isolation répartie permet généralement d’apporter une bonne inertie au bâtiment.
- L’isolation par l’extérieur
Elle permet de minimiser les ponts thermiques (surtout en collectif) pour les refends et les planchers intermédiaires. De plus ce procédé peut permettre de ne pas couper l’inertie.

- L’utilisation de rupteur de ponts thermiques
Ils assurent la continuité verticale de l’isolation au niveau des liaisons entre dalles, refends ou balcons et la façade.et permettent d’éliminer une grande partie des déperditions sur ces jonctions.

Publié le 9 décembre 2008.
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