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Energie et environnement
Notre consommation massive d’énergie génère de nombreuses formes de pollution :
- Pollution de l’air, par toutes les combustions ; on distingue généralement la pollution de l’air local (oxydes d’azote et de soufre, pics d’ozone, émissions de particules et de composés organiques volatils) ; et les pollutions globales, dont la principale est le changement climatique du aux gaz à effet de serre
- Pollution de l’eau et des sols, par des fuites d’hydrocarbures notamment,
- Pollution radioactive des différents milieux, par les rejets des centrales nucléaires en fonctionnement normal ou lors d’accidents, et par le stockage des déchets radioactifs.
De plus, d’autres impacts très importants sur l’environnement peuvent être dus à l’exploitation des ressources énergétiques, comme la déforestation pour bois de feu dans de nombreux pays du Sud, le bouleversement de fleuves par des grands barrages, etc.
La seule énergie qui ne pollue pas du tout est celle qu’on ne consomme pas !
Mais toutes les autres ne sont pas équivalentes. Ainsi, les énergies renouvelables ne contribuent ni au changement climatique, ni au risque nucléaire. Si elles sont mises en œuvre avec une utilisation performante (bonne combustion du bois avec ventilation forcée) et une bonne prise en compte des contraintes des sites (couloirs aériens pour les oiseaux dans le cas d’éoliennes, passes à poissons pour l’hydraulique, etc) elles sont donc les plus propres des énergies.
Pollution de l’air locale : les transports premiers coupables
Aujourd’hui en France, les problèmes de pollution locale de l’air se traduisent surtout par les tristement célèbres pics d’ozone qui ont lieu dans les agglomérations par temps ensoleillé le plus souvent. Ces pics d’ozone sont largement dus au trafic automobile qui émet des oxydes d’azote . Il contribuent aux problèmes respiratoires des personnes fragiles.
Les transports sont aussi les premiers émetteurs de monoxyde de carbone et de particules.
Par ailleurs, les zones proches de raffineries (Le Havre, Marseille et Fos, Feyzin) ont régulièrement des pics de dioxyde de soufre. Ces émissions sont en forte baisse : -50% en 15 ans grâce à une moindre utilisation du fioul et du charbon et à la désulfuration des combustibles et carburants.

Changement climatique, le grand défi du XXIème siècle
Mais si des progrès sont enregistré des dernières décennies sur de nombreux polluants locaux, ce n’est pas le cas des émissions de gaz à effet de serre, qui sont de plus en plus importantes au niveau mondial.
Les gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane, protoxyde d’azote, gaz fluorés...) existent pour la plupart à l’état naturel. Mais les activités humaines en émettent des quantités importantes chaque année, qui viennent déséquilibrer le climat mondial : c’est le changement climatique.
Les scénarios actuels du GIEC, le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, créé par l’ONU et qui rassemble 3000 des meilleurs chercheurs mondiaux sur le sujet, prévoient une augmentation de température de 1,4 à 5,8 °C d’ici 2100.

Ce réchauffement est des dizaines de fois plus rapides que ce qu’a connu l’humanité depuis son apparition, et promet d’entraîner des bouleversements énormes pour la faune et la flore, donc pour l’agriculture aussi.

Par ailleurs, il entraînera des modifications du régime des pluies, une montée du niveau des mers de 10 à 90 cm en u siècle, etc. Les conséquences sont telles que de nombreux experts et hommes politiques le voient comme l’un des plus gros défis de l’humanité pour ce siècle.
Et le principal fautif du problème est l’énergie fossile, qui représente plus de la moitié du réchauffement à cause des énormes quantités d’émissions de CO2 qu’elle entraîne.

L’objectif pour stabiliser le climat selon le GIEC : diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre au plus vite, et avant 2050 ! Pour cela, les pays riches, beaucoup plus émetteurs, doivent se fixer un objectif plus ambitieux : le facteur 4. Chaque Français doit ainsi ramener ses émissions de GES de 9 tonnes à environ 2 tonnes.

- émissions de gaz à effet de serre par pays
Comment faire ? Les émissions d’un ménage moyen français se regroupent en quatre quarts :
- Un quart chauffage et énergie domestique
- Un quart déplacements
- Un quart émissions sur le lieu de travail
- Et un quart par l’achat de biens et de services.
Quelques exemples d’actions dans chaque domaine :
- isolation de son logement et équipement en énergies renouvelables ;
- baisse du recours à la voiture en faveur du vélo et transports en commun, choix d’un véhicule moins gourmand ;
- sensibilisation au bureau sur l’extinction des lumières et de la bureautique, tri des déchets ;
- achat de produits alimentaires locaux et de saison, baisse de la consommation de viande rouge...
Publié le 16 mars 2006.
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