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Coûts et financement
Les coûts et aides à l’investissement d’un projet hydroélectrique dépendent de l’utilisation de l’électricité choisie : injection sur le réseau ou en site isolé
Les coûts d’investissement d’un projet hydraulique sont très variables et dépendent en particulier de la puissance à installer, des contraintes environnementales, des contraintes du site, du type de matériel, etc....
A titre d’ordre de grandeur, le budget à prévoir pour des installations de puissance supérieure à 100 kW est compris entre 400 et 2 100 € /kW, alors qu’il peut atteindre jusqu’à 6 100 € /kW pour des installations de puissance inférieure à 30 kW.
Les coûts d’une telle installation comportent les coûts de : - études et demande d’autorisation
- génie civil
- matériel hydrogénérateur : c’est l’ensemble turbine-génératrice
- l’appareillage électrique : transformateur, armoire d’automatisme, armoire de puissance, coffret de protection et condensateur
- raccordement au réseau
Un marché de l’occasion existe pour l’ensemble turbine-génératrice, ces matériels étant robustes et ayant une durée de vie de plusieurs dizaines d’années. Pour la réhabilitation de moulin par exemple le matériel installé est le plus souvent d’occasion car il permet de réaliser une bonne économie sur l’investissement.
Au titre des énergies renouvelables, l’ADEME, les conseils régionaux et les conseils généraux peuvent proposer des subventions pour les études de faisabilité et/ou pour les investissement :
Subventions accordées en site isolé
Electrification de votre résidence principale, d’un bâtiment à usage professionnel ou à vocation touristique
Dans ces cas précis, des aides financières sont disponibles si - le coût de l’électrification par énergie photovoltaïque est inférieur à celui du raccordement au réseau : un devis de raccordement est donc à faire réaliser par EDF
- votre mairie vous accorde l’autorisation d’électrifier le site : c’est donc elle que vous devez contacter en premier
- vous acceptez la participation financière qui vous est proposée
Les modalités de financement de votre projet d’électrification dépendent du caractère rural ou urbain du territoire sur lequel est localisé le site. De manière simplifiée : - les aides proviennent de EDF (via le programme d’électrification national FACE ou non), éventuellement de l’ADEME et/ou de la commune et/ou du conseil régional et/ou général, et du dispositif national du crédit d’impôt pour la résidence principale des particuliers
- un minimum de 5% de l’assiette finançable reste à votre charge
- le maître d’ouvrage de votre installation est soit votre syndicat d’électrification, soit EDF
- après financement, le système est concédé à EDF qui en assure l’entretien et l’exploitation, et passe avec vous un contrat qui stipule les conditions de fourniture de l’électricité.
Alimentation d’une résidence secondaire
Dans ce cas, le système photovoltaïque isolé ne peut pas être co-financé et il est entièrement à votre charge.
Vous devez demander à votre mairie l’autorisation d’électrifier le site.
Subventions accordées en site raccordé au réseau
Si vous êtes un particuliers et que votre projet est installé par un professionnel sur votre résidence principale, vous bénéficiez du dispositif national suivant :
- taux de TVA réduit à 5,5 %
- crédit d’impôt de 50% des coûts matériel TTC (hors main d’œuvre). Pour plus d’information sur cette mesure, téléchargez notre note de synthèse.
Si vous n’êtes pas un particulier, sachez qu’un amortissement accéléré que votre investissement hydraulique est possible.
Vente de l’électricité produite
Pour favoriser le développement de l’électricité renouvelable, le gouvernement a mis en place un système d’obligation d’achat. Pour les systèmes hydroélectriques raccordés au réseau, cela se traduit par l’obligation donnée à EDF (ou la régie) d’acheter la production que vous injectez sur le réseau à un tarif réglementé (c’est-à-dire imposé par la loi).
Afin de bénéficier de ce tarif d’achat, vous devez : - demander à votre DRIRE un certificat attestant que vous pouvez bénéficier de l’obligation d’achat
- signer avec EDF (ou la régie) un contrat d’obligation d’achat
Le contrat peut comporter plusieurs tarifs, appelés composantes, en fonction de la saison et des heures de production, de manière à valoriser les kWh produits pendant les périodes de forte consommation (hiver et heures pleines notamment). Le producteur peut choisir entre un contrat à 1, 2, 4 ou 5 composantes. La durée du contrat d’achat est de 20 ans.
Par exemple pour une installation mise en service en 2004, le tarif à 2 composantes permet de vendre le courant produit 8,85 c€/kWh en hiver et 4,67 c€/kWh en été
L’arrêté de 2001 récapitule les tarifs d’achat :
Arrêté hydraulique 2001
Pour les installations de puissance inférieure à 36 kVA, un arrêté de 2002 met en place un tarif « réversible » : pendant 15 ans, le tarif d’achat est égal au tarif de vente du courant au « tarif bleu » appliqué au site. Ce cas peut être particulièrement avantageux pour les moulins à usage d’habitation notamment.
Obligation d’achat P<36 kVA
Notez que si EDF (ou la régie) est obligé d’acheter votre production si vous le lui demandez, de votre côté vous n’êtes pas obligez de lui vendre votre électricité. Vous pouvez en effet vendre votre production à un autre acheteur volontaire et éligible (attention : les particuliers seront éligible à partir du 1er juillet 2007, c’est-à-dire qu’avant cette date vous ne pouvez pas vendre votre courant à votre voisin, par exemple). Si tel est votre choix, la difficulté est alors de trouver un acheteur qui vous propose un tarif intéressant comparé au tarif réglementé.
Publié le 3 janvier 2008.
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