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Le biogaz : quelles perspectives dans le Rhône ?
Le département du Rhône se distingue par son activité agricole dynamique et son industrie agro-alimentaire développée.

L’agriculture rhodanienne représente aujourd’hui un effectif de 9000 exploitations, généralement de taille modeste (17 ha en moyenne) avec des plaines céréalières à l’est, l’élevage bovin dans l’ouest et l’arboriculture aux portes de la ville. La viticulture concentre également 1/3 des exploitations du Rhône, soit 54,6% du produit agricole.
Le secteur agroalimentaire est également très développé dans le Rhône. Beaucoup des industries sont spécialisées dans la transformation de produits animaux (charcuterie, laitage...).
Les déchets organiques issus de ces activités ont un fort pouvoir méthanogène et constituent ainsi une ressource très intéressante, quoi que relativement diffuse sur le territoire.
Le territoire du Rhône, de par ces caractéristiques, bénéficie donc d’une importante ressource en matière organique pouvant prétendre à la méthanisation. Cette ressource n’est pas encore réellement exploitée puisqu’en 2008, une seule unité de méthanisation en activité était recensée dans le Rhône (hors Grand Lyon).
Il serait intéressant de profiter de cette opportunité pour développer un nouveau secteur d’activité. Ceci permettrait de créer des emplois (intérêt social), de valoriser les caractéristiques de notre territoire, de produire de l’énergie (intérêt économique) et plus précisément, de produire de l’énergie renouvelable (intérêt environnemental). De plus, le développement du secteur biogaz s’inscrit dans l’orientation politique nationale puisque la loi "POPE" (Loi de Programme fixant les Orientations de la Politique Énergétique du 13 juillet 2005) prône une diversification des sources d’approvisionnement énergétique et du bouquet énergétique de la France. Cette diversification serait un des moyens à mettre en œuvre pour pouvoir satisfaire les objectifs du Grenelle de l’environnement, à savoir atteindre 20 % (voire 25%) d’énergies renouvelables dans la consommation finale en 2020 en France, et réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre.
Pour bénéficier de cette ressource de déchets organiques aussi diffuse soit-elle dans le département, il est possible de mutualiser les flux provenant des différentes exploitations. Si ceci implique quelques contraintes d’ordre organisationnel, le principal intérêt est de fédérer et de dynamiser les acteurs du territoire. Parallèlement, les nouvelles possibilités d’injection du biogaz dans le réseau vont permettre aux maîtres d’ouvrage d’envisager la production de biogaz en supprimant les problèmes de stockage ou de valorisation in situ du biogaz (l’unité de production d’électricité ou de chaleur devient facultative et les problèmes d’ajustement entre production et consommation devraient être assurés par le gestionnaire de réseau). Les projets mettant en œuvre la production de biogaz sont donc réellement à envisager pour les acteurs désireux d’inscrire leur territoire dans une logique de développement durable.
Consulter l’avis de Solagro sur l’avenir du biogaz
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